L'âme désireuse des vāsanās ou impressions du passé

Point du murli du vendredi 18 février 2022

Il est le vrai Baba. L'Âme Suprême parle à travers ce corps. Quand quelqu'un meurt, ils invoquent cette âme. A ce moment-là, ils ont la pensée que l'âme de leur père est venue; c'est comme s'il y avait deux âmes. Cette âme vient et elle prend le parfum, mais en fait, tout cela fait partie du drama. Quoi qu'il en soit, ils reçoivent la récompense de leur foi. Jadis, les prêtres brahmanes avaient assez de pouvoir pour que les âmes viennent parler. On nourrissait alors l'âme avec beaucoup d'enthousiasme. Ils ne savaient rien de l'âme. Ils ignoraient que c'était l'âme qui prenait le parfum. Baba ne prend même pas le parfum parce qu'Il est Abhogta (au-delà de l'expérience du fruit de l'action). C'est l'âme qui fait l'expérience de toute chose. Baba dit: Je suis Abhogta. L'âme accepte le parfum car elle est esclave de ce parfum. Baba dit: Je ne suis attiré par aucun parfum.

Notes

bhōgnā signifie "prendre plaisir, se réjouir" ou "souffrir".

abhōktā signifie "qui n'éprouve ni joie ni peine".

vāsanā signifie "souvenir", "désir" ou  "imprégnation ; impression d'une sensation antérieure, souvenir subconscient ; émotion, association de sentiments à la lecture ou à l'audition d'une œuvre".

Traduit ici par "parfum" mais je pense que "impression" est une meilleure traduction.

bhāvnā signifie "sentiment, émotion", "dévotion, foi", "création mentale, imagination, conception".

murīd signifie "désireux". Traduit ici par "attiré, esclave de".

rūci signifie "plaisir trouvé à". Traduit ici par "enthousiasme". Mais il s'agit du plaisir lié à la nourriture.

Point du murli reformulé (alternative)

Celui-là est le véritable Bābā. L'Âme suprême seule parle avec le corps. Si quelqu'un meurt, on fait parler son âme. A ce moment-là, cette idée reste : "l'âme de notre bābā est venue !" Comme s'il y avait eu 2 âmes. Cette âme vient prendre une vāsanā. Alors que tout est le Drama. Mais néanmoins ils obtiennent la récompense de la bhāvnā. Auparavant les brāhmaṇs avaient un peu de pouvoir, ils venaient et faisaient la conversation. Ils trouvaient plaisir à manger. Cette connaissance qu'il s'agit de l'âme, ils ne l'ont pas. L'âme prend une vāsanā mais Bābā ne prend même pas la vāsanā parce qu'Il est en fait abhōktā. C'est l'âme qui prend plaisir. Bābā dit : "je suis abhōktā." C'est l'âme qui est désireuse de vāsanās. Mais Moi, Je ne suis pas désireux. En appliquant yōg avec Moi, tes vikarmas seront brûlés.

Interprétation

L'âme ressent joie et peine. Ce que l'âme expérimente laisse une impression une vāsanā.

Et quand la situation se reproduit, la vāsanā ou impression réémerge. C'est inconscient (ou dans le subconscient). Ce n'est pas quelque chose que l'on contrôle.

Par exemple, je mange un morceau de chocolat et j'en apprécie le goût. Ce goût du chocolat est l'impression liée au chocolat.

Quand je vois à nouveau un morceau de chocolat, le désir de le manger émerge à cause de l'impression antérieure.

Quand je le mange, cette impression subconsciente réémerge avec les sentiments associés. Même si mon humeur du moment était différente de celle du passé, je pourrais expérimenter la même chose que par le passé.

Une ancienne pratique était d'inviter un brahmane au décès d'un proche pour faire revenir l'âme décédée dans le corps du brahmane. Ainsi la famille pouvait manger et discuter avec elle. Et la famille avait l'impression que leur proche décédé appréciait la nourriture qui lui était offerte, que l'âme décédée retrouvait une vāsanā ou impression avec les mêmes sentiments que par le passé.

Bābā l'Âme suprême est abhōktā, elle n'éprouve ni joie ni peine en plus. Elle reste toujours au delà, toujours dans la paix et la félicité. Elle est au delà de l'expérience humaine.

Elle ne crée donc aucune vāsanā ou impression. Elle n'en a aucune, et par conséquent n'éprouve aucun désir de cette sorte.

Pour nous libérer des nombreux désirs liés à nos vāsanā ou impressions passées, Bābā nous conseille de se souvenir de Lui. Comme les vikarmas sont brûlés, les impressions qui les accompagnent et leurs désirs disparaissent.

De plus, si on se souvient du Père, on ne peut pas se souvenir d'autre chose. On ne peut donc pas se souvenir de nos impressions antérieures, de nos vāsanā.

Analyse

वह सत बाबा भी है , परम आत्मा ही शरीर से बोलते हैं ।
vah sat bābā bhī hai , param ātmā hī śarīr sē (bōltē haĩ) .
cela vrai Bābā aussi est , suprême âme seul corps avec parle .
Celui-là est le véritable Bābā. L'Âme suprême seule parle avec le corps.

कोई मरता है तो उनकी आत्मा को बुलाया जाता है ।
kōī (martā hai) tō unkī ātmā kō (bulāyā jātā hai) .
quelqu'un meurt alors son âme à "est appelé" .
Si quelqu'un meurt, on fait parler son âme.

उस समय यह ख्याल रहता है कि हमारे बाबा की आत्मा आई है ।
us samay yah khyāl (rahtā hai) ki hamārē bābā kī ātmā (āī hai) .
cela moment ceci idée reste que notre bābā de âme "est venue" .
A ce moment-là, cette idée reste : "l'âme de notre bābā est venue !"

जैसे कि दो आत्मायें हो गई ।
(jaisē ki) dō ātmāyē̃ hō gaī .
"comme si" 2 âmes "sont devenues" .
Comme s'il y avait eu 2 âmes.

वह आत्मा आकर वासना लेती है ।
vah ātmā ākar vāsanā (lētī hai) .
cela âme "en venant" vāsanā prend .
Cette âme vient prendre une vāsanā.

यूं तो है सब ड्रामा ।
(yū̃ tō) hai sab ḍrama .
"alors que" est tout ḍrama .
Alors que tout est le Drama.

परन्तु फिर भी भावना का भाड़ा मिल जाता है ।
parantu (phir bhī) bhāvnā kā bhāṛā (mil jātā hai) .
mais néanmoins sentiment de récompense rencontre . Mais néanmoins ils obtiennent la récompense de la bhāvnā.

आगे तो ब्राह्मणों में कुछ ताकत थी , आकर बातचीत करते थे ।
āgē tō brāhmaṇō̃ mē̃ kuch tākat thī , ākar bātcīt (kartē thē) .
"en avant" alors brāhmaṇs dans quelque pouvoir était , "en venant" conversation faisaient .
Auparavant les brāhmaṇs avaient un peu de pouvoir, ils venaient et faisaient la conversation.

रूचि से खिलाया जाता था ।
rūci sē (khilāyā jātā thā) .
"plaisir trouvé à" avec "étaient nourris" .
Ils trouvaient plaisir à manger.

यह ज्ञान तो नहीं है कि वह आत्मा है ।
yah gyān tō nahī̃ hai ki vah ātmā hai .
ceci gyān alors "ne pas" est que cela âme est .
Cette connaissance qu'il s'agit de l'âme, ils ne l'ont pas.

आत्मा तो वासना लेती है बाबा तो वासना भी नहीं लेते हैं क्योंकि वह तो अभोक्ता है ।
ātmā tō vāsanā (lētī hai) bābā tō vāsanā bhī nahī̃ (lētē haĩ) kyōṅki vah tō abhōktā hai .
âme alors vāsanā prend Bābā alors vāsanā aussi "ne pas" prend "parce que" cela alors abhōktā est .
L'âme prend une vāsanā mais Bābā ne prend même pas la vāsanā parce qu'Il est en fait abhōktā.

आत्मा तो भोगती है ।
ātmā tō (bhōgtī hai) .
âme alors "se réjouit" .
C'est l'âme qui prend plaisir.

बाबा कहते हैं मैं अभोक्ता हूँ ।
bābā (kahtē haĩ) maĩ abhōktā hū̃ .
Bābā dit je abhōktā suis .
Bābā dit : "je suis abhōktā."

आत्मा तो वासना की मुरीद होती है ।
ātmā tō vāsanā kī murīd (hōtī hai) .
âme alors vāsanā de désireux est .
C'est l'âme qui est désireuse de vāsanās.

मैं तो मुरीद नहीं हूँ , मेरे साथ योग लगाने से तुम्हारे विकर्म दग्ध होंगे ।
maĩ tō murīd nahī̃ hū̃ , (mērē sāth) yōg lagānē sē tumhārē vikarma dagdha hōṅgē .
je alors désireux "ne pas" suis , "avec moi" yōg attacher de tes vikarma brûlé seront .
Mais Moi, Je ne suis pas désireux. en appliquant yōg avec Moi, tes vikarmas seront brûlés.

Définitions

भोगना bhōgnā (hindi) v.

  1. se réjouir, profiter, se régaler, prendre plaisir, jouir, apprécier, être heureux
  2. expérimenter, souffrir, subir
  3. être récompensé, être remboursé, goûter
  4. supporter, endurer
  5. prendre ou recevoir du plaisir ou de la douleur avec indifférence, vivre stoïquement

बाबा bābā (persan) n. m.

  1. père
  2. grand-père
  3. (à l'oral) sénior (personne âgée) ou personne respectée (terme d'adresse)

भावना bhāvnā (sanskrit) n. f.

  1. production, création
  2. gram. action exprimée par le verbe
  3. lit. efficacité de la langue ; imagination créative
  4. phil. création mentale, conception, imagination
  5. phil. [mīmāṃsā] énergie créatrice comme support du sens de la phrase injonctive [liṅ]
  6. pouvoir de la parole en gén.
  7. dévotion, foi (en <loc.>).
  8. sentiment, émotion

अभोक्ता abhōktā (sanskrit) n. m.

  1. celui qui ne ressent, ne connait ou n'éprouve ni joie ni peine
  2. celui qui ne jouit de rien

मुरीद مريد murīd (arabe) adj.

  1. adj. & n.m. Désireux, disposé, volontaire, consentant
  2. un candidat à l'admission dans un ordre religieux, pendant son état de probation ; un disciple, un prosélyte ; un savant; un adepte
  3. le disciple obséquieux (d'un autre)
  4. un dévot (dont le seul effort est de se conformer à la volonté de Dieu), un ermite
  5. murīd karnā (-ko), Faire un disciple de ; admettre en probation dans un ordre religieux. ...