Chandâla

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Chandâla (Skt. Caṇḍāla) est un mot sanskrit pour quelqu'un qui s'occupe de l'élimination des cadavres, et est une caste inférieure hindoue, traditionnellement considérée comme intouchable.

Une femme membre de cette caste est connue sous le nom de Caṇḍālī.

Traduit de Wikipedia

Chândâla (चांडाल, « mangeur de chien ») est un terme pour désigner la « dernière des créatures » ainsi définie selon les Lois de Manu, terme utilisé dans l'hindouisme par la littérature sanskrite pour désigner dans l'Antiquité les chasseurs, les gens « durs, cruels, refusant les devoirs prescrits » (c'est-à-dire, non nobles).

Par extension, dans le langage courant en Inde, le terme peut désigner un bandit, un violeur, un criminel, un boucher, un mangeur de chair animale (spécialement bovine) ou tout individu dangereux, « démoniaque » selon les brahmanes.

Le chândâla est hors du système des varnas, puisque l’Ahimsâ (« Non-violence », épouse du Dharma) est le devoir primordial des quatre castes sacrées védiques : l'Ahimsâ prouve la « noblesse » ou l’aryanité selon les Lois de Manu (livre 10, verset 63) ; le chândâla se situe hiérarchiquement, non seulement en dessous du shudra/serviteur (shudra qui est aussi Arya, « Noble », bien que non dvija, non « deux fois né », non initié aux Védas), mais de toutes les autres créatures, animales ou végétales : son ombre ne doit même pas toucher celle du brâhmane (d'où l'expression occidentale d'« intouchable » concernant le chândâla), du fait de sa dangerosité et hostilité envers l'Ahimsâ (les Lois de Manu indiquent que les chândâlas de l'Inde ancienne pratiquent la circoncision, l'excision, sont bourreaux, mangent des animaux pour le seul plaisir, pratiquent le mariage forcé ou par enlèvement, etc.).

Les Lois de Manu déclarent que le chândâla est le résultat de l'union sexuelle entre un homme shudra et une femme née de parents brahmanes. Il est donc d'origine impure selon l'hindouisme, qui se définit en sanskrit comme l’Arya Dharma, la « religion noble » ; l'hindouisme considère qu'il est impossible de se délivrer seul de son conditionnement : il faut, soit la Grâce de la Divinité, soit que la communauté – dont on dépend – se purifie aussi. Mais l'impureté du chândâla est avant tout liée à son comportement, un comportement refusant les valeurs brahmaniques (comme l'Ahimsâ, etc.), et pas du tout par rapport à son apparence physique :

« 57 Un homme d'origine impure, n'appartenant à aucune caste (varna), mais dont le caractère n'est pas connu, qui n'est pas Arya (« Noble »), mais à l'apparence d'un Arya (« Noble »), on peut découvrir ce qu'il est par ses actes.
58. Le comportement indigne d'un Arya (« Noble ») : la grossièreté, la dureté, la cruauté, la négligence des devoirs prescrits trahissent en ce monde un homme d'origine impure. » (Lois de Manu, livre 10).

Les Lois de Manu considèrent qu'en sept générations une lignée de « hors caste » peut retrouver une caste, la plus élevée (celle des brâhmanes), grâce aux pratiques purificatrices collectives :

« 63. L'Ahimsâ (refus de violenter, nuire aux créatures), la véracité, le non-vol, la pureté et le contrôle des sens, Manu a déclaré être le résumé du Dharma (« loi ») pour les quatre castes.
64. Si une femme, issue d'un homme Brahmane et d'une femme Shudra, porte l'enfant d'un membre d'une plus haute caste, les inférieurs atteignent la plus haute caste au sein de la septième génération.
65. Ainsi, un Shudra atteint le rang d'un Brahmane, et (d'une manière similaire) un Brahmane choit au niveau d'un Shudra ; mais sachez qu'il en est de même avec la progéniture d'un Kshatriya ou d'un Vaishya. (...)
67. La décision est la suivante : « Celui qui a été engendré par un Arya (« Noble ») avec une femme non-noble, peut devenir Arya par ses vertus ; celui qui a été porté par une mère arya (« noble »), mais qui a pour père un non-noble, est et reste l'opposé d'un Arya ». »
(Lois de Manu, livre 10).

Adi Shankara déclara que l'homme qui a une apparence de chandâla, mais qui connaît l'Atman (l'âme incréée et indestructible, capable de transmigrer dans toutes les formes de vie et de s'unir à jamais au Brahman, l'Âme universelle), n'est pas un chândâla.

Plusieurs castes d'intouchables sont encore désignée par le mot chandala dans l'Inde du Nord (Maharashtra, Orissa, Uttar Pradesh, Bihar et Bengale).

L'orthodoxie hindoue reconnaît aux chândâla la capacité de devenir brâhmanes, s'ils affichent des preuves de leur volonté à être purifiés. Dans le Shiva-purâna, composé par le brâhmane mythique Vyasa, compilateur des Védas (et issu lui-même d'une mère d'un clan chândâla), on peut constater que l'état de « mangeur de chien » est relatif et aboli par le fait que les symboles chers aux brâhmanes, portés sur soi, sont très purificateurs pour une personne complètement étrangère à la sphère brahmanique comme l'est un « chasseur », qui devient ainsi similaires à eux en portant, par exemple, les symboles sacrés shivaïtes :

« Même un chândâla [« mangeur de chien », adepte de la violence] qui porte le chapelet de rudrâksha à son cou et le tripundra sur son front est digne de considération. Il appartient de ce fait à la plus excellente de toutes les castes [les brâhmanes, gardiens de l'ahimsâ ]. »

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mercredi 26 mai 2021

Dans un royaume, il y a toutes sortes de gens: des sujets, des domestiques, des serviteurs, des crémateurs etc. Tous sont nécessaires. Vous aurez des visions de ceux qui ont une telle activité et comment untel ou untel rejoindra une famille de crémateurs. Il n'y aura pas seulement un crémateur; il y aura toute sa famille.