Gul Bakawali

Durée de lecture estimée : 3 mn

Daya Shankar Kaul Nasim était un poète urdu du 19ème siècle qui est surtout connu pour son épopée Gul Bakawali. Le poète a vécu de 1811 à 1845.

Traduit de Wikipedia

De nombreuses adaptations ont été réalisées :

Traduit de Wikipedia

M. Garcin de Tassy en a réalisé une traduction en français dans Allégories, récits poétiques et chants populaires (2e éd.).

On peut trouver le livre sur ce site : La Rose de Bakawali

C'est une histoire inspirée d'un conte des mille et une nuits, racontant les nombreuses aventures d'un prince avec des humains, des fées, et des dives. C'est aussi une histoire d'amour où le héros, le prince épouse de nombreuses femmes dans ses péripéties. Plein de moralité, avec des passages du coran et d'autres largement inspirés de la bhagavad gita et du mahabharata. On y découvre une culture du penjab dans laquelle Brahma a baigné, un mélange de culture islamique et hindoue.

On y trouve par exemple l'idée d'intellect divin (paras buddhi) où paras est la pierre philosophale et buddhi l'intellect.

"Alors, avec la pierre de touche du discernement, elle éprouva l'or de leur physionomie, et elle se convainquit qu'il n'était point pur."

Extraits concernant le jeu de trictrac, la tromperie, le chat, la souris et la belette

A la fin, lorsque Taj-ulmuluk eut reconnu que cette vieille femme avait pour lui la bienveillance d'une mère compatissante, après lui avoir un jour parlé de choses indifférentes, il lui demanda si elle savait par hasard pourquoi ceux qui jouaient au trictrac avec Lakkha perdaient toujours.

« Mon cher fils, répondit-elle, c'est une chose très secrète, ainsi prends bien garde de ne répéter jamais à personne ce que je vais t'en dire ; car autrement ce serait comme une assiette qui tomberait du toit et se briserait en mille morceaux. Le bruit en viendrait aux oreilles de Lakkha, et je serais perdue. — Dieu me préserve, répond le prince, d'un tel abus de confiance ! — Voici ce que c'est, dit alors la vieille : Lakkha a élevé un chat et une souris : elle a habitué le chat à avoir une lampe sur la tête, et la souris à se tenir cachée à l'ombre du chandelier. Lorsque la chance n'est pas favorable à Lakkha, le chat agite la lampe et fait aller l'ombre sur les dés. Alors la souris va retourner le dé, et c'est ainsi que Lakkha gagne constamment, sans qu'aucun de ceux qui ont joué avec elle ait encore pu en comprendre le motif. »

A la seconde, comme la chance ne tournait pas en faveur de Lakkha, le chat et la souris allaient recommencer leur manège, lorsque Taj-ulmuluk se met à frapper avec ses doigts sur le tablier. A l'instant, la belette sort, furieuse, de la manche de son maître. En la voyant, la souris disparaît comme du camphre, et le chat, effrayé, s'enfuit comme le vent, laissant tomber la lampe de dessus sa tète.

Le prince se mettant alors en grande colère : « Femme artificieuse, dit-il à Lakkha, quelle est donc cette tricherie ? Quoi ! dans votre maison où se voient des rubis qui éclairent la nuit, vous n'avez pas de porte-lampe ? » A ces mots la belle courtisane fut remplie de confusion, et son corps se couvrit de sueur ; cependant elle lit apporter un chandelier et la partie continua.

« Cher prince, tu viens d'entendre mes vers, mais écoute actuellement un discours plus digne de toi. Ton cœur, où Dieu réside, et qui est l'ornement du trône, ce cœur qui sait distinguer l'esprit de la matière, s'il regarde néanmoins cet impur monde de boue, il verra la rouille s'appliquer au miroir de sa vue spirituelle, et de lumineuse qu'elle était, elle deviendra obscure. Lève-toi dès maintenant (pénétré du ces idées) et va t'enquérir du collyre qui rend la vue ; cours à la recherche de la rose de ton ambition, mais évite les amusements que t'offrira sur ta route le monde artificieux. Il ne manquera pas de placer devant toi le damier de la ruse, et de te séduire au moyen du jeu de trictrac de la tromperie, en jetant les dés selon son désir, à l'aide du chat de l'erreur et de la souris du mensonge, en sorte que tu perdes tout d'un coup le capital de ton espoir ; et alors il t'enfermera pour toujours dans sa prison. Mais si tu déconcertes le jeu talismanique de la prostituée du monde (1) avec, la belette de la patience, cette courtisane, tout habituée qu'elle est à commander comme les empereurs et les puissants, deviendra ton esclave soumise. Elle voudra te séduire par ses charmes et par sa beauté ; mais si tu lui résistes, il est certain que ta main cueillera la rose de ton désir, que tu rendras la vue à ton père et que tu reviendras délivrer tes frères. »

Point mentionnant l'article

vendredi 4 août 2017

Cependant, tout en avançant, il y a un mauvais augure ou un autre. Il y a de mauvais augures pour gagner un revenu. Maya, le chat, vous rend inconscients. Il existe la pièce de théâtre de Gul-bakavli (une pièce avec un chat et une souris).