Sannyâsa

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Sannyāsa ou saṃnyāsa (devanāgarī : संन्यास), de sam = complet et nyasa = soumission ou abandon, est un mot sanskrit généralement traduit par « renonciation ». C'est le renoncement à l’ego, aux notions de « je » et de « mien ».

Le sannyāsa désigne, dans la tradition du sanātana dharma (hindouisme), le renoncement au monde. Il s'agit du quatrième stade (ashrama) de la vie brahmanique où les désirs et les attachements sont brûlés dans le feu de la connaissance, symbolisé par la robe orange que porte le sannyāsin (renonçant).

L’introduction formelle à la vie du sannyāsa est habituellement confirmé par le maître spirituel (guru) au cours d’une cérémonie d’initiation monastique, le sannyāsa dīkshā.

Bhagavad-Gita

Dans la Bhagavad-Gita (chapitre XVIII), il est fait une distinction entre sannyāsa et tyāga. Arjuna demande à Krishna : « Je voudrais connaître, ô guerrier au bras puissant, le principe de sannyâsa et le principe de tyâga, ô Hrishîkesha, et leur différence, ô Keshinisûdana. » ; ce dernier lui répond : « Des sages ont appelé sannyâsa l'abandon matériel d'actions entachées de désir ; tyâga est le nom que ceux qui savent donnent à l'entier abandon de tout attachement obstiné au fruit des œuvres. » Aurobindo commente ainsi la différence : « La dernière question d’Arjuna est pour réclamer une distinction claire entre la renonciation extérieure et la renonciation intérieure, sannyâsa et tyâga. La répétition fréquente, l’insistance réitérée de la Gîtâ sur cette distinction capitale a été amplement justifiée par l’histoire ultérieure de l’esprit indien, sa constante confusion de ces deux choses très différentes et sa forte tendance à rabaisser le genre d’activité que la Gîtâ préconise, le considérant, tout au plus, comme un simple préliminaire à la suprême inaction du sannyâsa. De fait, quand on parle de tyâga, de renonciation, c’est toujours de la renonciation matérielle, de la renonciation au monde qu’il s’agit ou du moins sur quoi l’on insiste ; tandis que la Gîtâ adopte absolument la conception opposée : le vrai tyâga a pour base l’action et la vie dans le monde et non pas la fuite au monastère, dans la caverne ou au sommet de la montagne. Le vrai tyâga est action avec renonciation au désir, et tel est aussi le vrai sannyâsa. »

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Points mentionnant l'article

jeudi 4 juin 2020

Il vient vous inspirer à renoncer d’une façon illimitée. La renonciation est l’aspect principal. C’est ce que l’on appelle également le désintérêt. Le Père vous inspire à avoir du désintérêt à l’égard de tout ce vieux monde dégradé.
Vous comprenez maintenant que l’arbre a vieilli. C’est pourquoi vous avez du désintérêt pour le vieux monde. C’est ce que l’on appelle du désintérêt illimité. Les hatha-yogis ont un désintérêt limité. Ils ne peuvent pas vous enseigner le désintérêt illimité. Comment ceux qui ont un désintérêt limité peuvent-ils enseigner le désintérêt illimité ?

vendredi 11 mars 2022

Il n'y a pas d'êtres vicieux à l'âge d'or. "Impur" veut dire "s'adonner au vice (à la luxure)." Les sannyasis ne s'adonnent pas au vice, ils ne peuvent donc pas être qualifiés d'impurs. On dit qu'une âme est pure lorsqu'elle a renoncé aux cinq vices. Le vice numéro un est la luxure. Les sannyasis ont beaucoup de colère en eux.