Kali

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Kali (en sanskrit काली (Kālī) ou कालिका (Kālikā)) est, dans l'hindouisme, la déesse de la préservation, de la transformation et de la destruction. C'est une forme terrifiante de Pārvatī représentant le pouvoir destructeur du temps. Son nom dérive du mot kāla, le temps en sanskrit, celui qui détruit toute chose. Celui qui la vénère est libéré de la peur de la destruction. Elle détruit le mal sous toutes ses formes et notamment les branches de l'ignorance (avidyā), comme la jalousie ou la passion.

Kali est considérée comme la force qui détruit les esprits mauvais et qui protège les dévots. Elle est la parèdre noire de Shiva qui lui, couvert de cendres, est blanc ; c'est sa shakti, le principe actif et extériorisé d'une divinité masculine. Elle était déjà présente dans les Vedas, comme étant une des sept langues de feu du dieu Agni (la même racine que le mot latin ignis). Elle est l'équivalent des déesses Durgâ et Châmundâ.

Ramakrishna, pour qui Kali était la "Mère divine", parle du « jeu de Kali », qualifiant ses différentes manifestations.

Mythe

Sous le nom de Chamunda, elle fut chargée de tuer l'asura Rakta-Vija (de rakta, sang, bija, graine) en buvant tout son sang, car chaque goutte tombée sur le sol engendrait un nouvel asura. Elle finit par consommer sa chair.

Nous retrouvons souvent la représentation de Kali qui marche sur Shiva. L'histoire est qu'un démon prit la forme du Dieu destructeur Shiva pour s'attaquer à Kali, elle le remarqua, et le tua aussitôt. On prétend aussi qu'après la destruction des géants, Kali agitée et emportée par l'ivresse de sa victoire fit trembler le monde ; aussi à la demande des autres dieux, Shiva voulut l'arrêter mais la déesse ne le remarqua pas et le piétina. Lorsqu'elle eut remarqué son irrespect, elle tira la langue de honte. C'est souvent cette histoire qui est représentée dans les images et les statues de Kali.

C'est la déité tutélaire des Thugs, des assassins rituels présents au Bengale et en Orissa au XIXe siècle, que les Britanniques combattirent jusqu'à les faire disparaître dans les années 1830. L'importance du culte de Kali dans l'est de l'Inde indique peut-être qu'elle trouve son origine dans une divinité de tribus aborigènes, tribus très nombreuses dans la région.

Dans le Sud de l'Inde existe la tradition d'un concours de danse entre Kali et Shiva Nataraja, le seigneur de la danse, le créateur du Bharata Natyam, la danse classique du Tamil Nadu. Certains y voient le souvenir d'une victoire des shivaïtes locaux sur les dévots d'une divinité féminine locale, Pidari peut-être.

Représentation

Elle est représentée nue, le regard féroce et la langue tirée, portant un long collier, descendant parfois à ses genoux, composé de crânes humains, dansant sur le corps de Shiva, qui en position de cadavre réclame son indulgence, allongé sur le dos.

Elle porte souvent un pagne formé de bras coupés, tient une tête décapitée dans une main, une épée, le pouvoir de la destruction, dans l'autre. La forme Bhadrakali possède plusieurs paires de bras, représentant les points cardinaux. Son culte est surtout développé dans le Bengale, qui inspira nombre de poètes chantant leur dévotion à leur déesse, tel Ramprasad Sen.

Pour le dévot, elle est vêtue de l'univers, elle est l'image d'une mère protectrice, et les crânes de son collier représentent les 51 lettres du sanscrit.

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Point mentionnant l'article

mercredi 27 mai 2020

Lorsque les gens pratiquent une dévotion intense, Je leur accorde une vision. Par exemple, Je fais apparaître Kali ; ils versent alors de l'huile sur son image. Mais cette Kali n'existe pas. Même si beaucoup de gens la vénèrent, la véritable Kali est Jagadamba. Kali n'a pas la forme effrayante qu'on lui a attribuée. Lorsqu'ils pratiquent cette dévotion intense, Baba leur en donne le retour.