Kalkî

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Kalkî (au nom. sg., en devanagari कल्की) ou Kalkin (le thème, en devanagari कल्कन्) est le dernier avatar du dieu Vishnou, dans l'hindouisme. C'est un avatar « à venir » à la fin du temps de Kali Yuga inclus dans le Mahayuga général. D'après les textes religieux conservés dans les Puranas, Kalkî sera un homme à tête de cheval ou montera un cheval blanc et portera une épée flamboyante, pour combattre les danava (démons) tout en protégeant les brahmanes. Il est un signe avant-coureur de la fin du monde selon l'eschatologie hindoue. Il clôturera le Kali Yuga, l'âge sombre, et inaugurera le Satya Yuga, l'âge de la pureté. Sri Aurobindo voit en l'avatar Kalkî un symbole du développement spirituel de l'être humain.

Il existe de nombreuses interprétations sur la venue de Kalki. Les calculs des théologiens la situent dans un futur lointain de plusieurs centaines de milliers d'années. Cependant, plusieurs personnes ont déjà affirmé être Kalki et des fidèles religieux le reconnaissent sous les traits de Bahá'u'lláh, Mahomet, ou encore Mirza Ghulam Ahmad. De par son rôle de sauveur et de guerrier, il rejoint de nombreuses figures messianiques connues des mythologies et des religions à travers le monde.

Étymologie

Le nom Kalkî est une métaphore pour l'éternité ou le temps. En sanskrit, son sens est à rapprocher des concepts de souillure (kalka), de temps (kāla), de dissolution et d'impureté. Par conséquent, le nom se traduit par « destructeur de laideur », « destructeur des ténèbres », ou encore « destructeur de l'ignorance ». Ces deux concepts de temps et de souillure se superposent à travers la fonction de dieu de la Mort attribuée à Kalkî.

Une autre étymologie possible, toujours issue du sanskrit, serait à rapprocher de « cheval blanc ».

Sources

L'une des plus anciennes mentions connues de Kalki provient du Vishnu Purana, qui est postérieur à la fin de l'empire Gupta. Le Garuda Purana donne une liste de dix avatars du dieu Vishnou, ou dashavatara, parmi laquelle Kalki est le dixième et dernier. Le Bhagavata Purana donne une liste initiale de 22 avatars de Vishou, puis en ajoute trois de plus pour un total de 25. Kalki est le 22e avatar de cette liste.

Kalki Purana

La source principale provient d'un Purana mineur, le Kalki Purana, probablement daté du Ve siècle ou du VIe siècle, sous l'empire Gupta. Il y a une controverse sur son authenticité car il ne fait pas partie des 18 Puranas listés comme classiques, mais cela pourrait être lié à son époque de rédaction, plus tardive. Il emprunte ses descriptions de Kalki au Vishnu Purana et au Bhagavata Purana.

Le Kali Yuga y est décrit comme un temps où la Terre est épuisée, où les règles de la société sont balayées. Les habitants oublient le nom de Dieu, le chaos règne et les classes se mélangent. Les Brahmanes appellent du secours, accompagnés par la Terre qui a pris la forme d'une vache. Brahma leur répond que seul Vishnou peut les aider. Il précise aussi que ce dernier va choisir deux rois terrestres, Manu et Devapi, pour l'assister. L'espoir et la joie renaissent, les rivières coulent à nouveau, quand Vishnou apparaît sous la forme de l'avatar Kalki pendant la quinzaine lumineuse, au 12e jour lunaire. Né avec « quatre bras », il prend rapidement la forme d'un « enfant humain normal » et grandit chez ses parents mortels, qui l'éduquent en tant que brahmane. Apprenant le sort de ces derniers, Kalki décide de consacrer sa vie à restaurer l'ordre védique. Son instructeur Parashurama lui apprend alors qu'il est incarné pour détruire les forces démoniaques du Kali Yuga, et qu'il doit retrouver son épouse éternelle, Lakshmi, déjà incarnée sous le nom de Padma, la fille du roi Vihadrath du Sinhala. Avant son départ, le seigneur Mahadeva lui remet un perroquet enchanté, Shuka, capable de lui servir de monture, et une épée sans pareille, Ratna Maru.

Agni Purana

D'après ce texte, Kalki rétablira la loi morale sous la forme du quadruple varna, et organisera la société en quatre classes, après quoi il y aura un retour à la voie de la justice. Le purana rapporte également que Hari (Vishnou) renoncera à la forme de Kalki, retournera au ciel, et que le Krita ou Satya Yuga reviendra comme auparavant.

Rôle

Une fois terminée la période de temps dénommée Kali Yuga, définie par la cosmogonie hindoue, Kalki apparaîtra pour inaugurer la nouvelle ère du Satya Yuga. Son rôle est de vaincre le mal et de sauver les justes, en protégeant les brahmanes. Il joue à la fois le rôle du sauveur futur et celui du monarque universel. Kalki doit notamment vaincre les deux chefs des Danava, Koka et Vikoka.

Symbolique

La symbolique liée au cheval en Inde explique en grande partie la dimension symbolique prise par Kalki. Fortement lié au soleil dans de nombreux textes mythologiques comme dans l'iconographie, l'animal est aussi une représentation de la royauté et du sauveur, comme le démontre le mythe voisin du cheval Balāha. Dans les deux cas, le cheval est une incarnation du dieu ou du sauveur.

Sri Aurobindo estime que Kalki représente le dernier stade du développement spirituel de l'être humain, représenté à travers les trois derniers avatars de Vishnou que sont Krishna, le Bouddha et Kalki.

Comparatisme

En tant qu'entité eschatologique attendue dans l'espoir d'un monde meilleur, Kalki est à rapprocher du Messie des Juifs, de la seconde venue du Christ espérée par les Chrétiens, du Mahdi musulman, et de Maitreya pour les Bouddhistes. La croyance en un messie chargé de sauver le monde à la fin des temps est très répandue, et présente souvent des caractéristiques semblables, inspirées notamment de l'image du guerrier à cheval. On y retrouve fréquemment le thème de la lutte contre des peuples barbares. Un rapprochement a été opéré entre deux eschatologies, le combat de Kalki contre Koka et Vikoka et celui d'Israël contre les Gentils dirigés par Gog et Magog.

Copié de Wikipedia

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lundi 29 novembre 2021

Le Père vient également à Bharat. Le Père vient là où le Paradis va être créé. On dit: «Kalangi-avtar », l’incarnation que l’on a tant diffamée.