L'âme expérimente joie et peine mais pas l'Âme suprême
Point du murli du jeudi 18 mai 2023
Quand quelqu'un meurt, vous comprenez que c'est la fin pour lui. Alors qui nourrissent-ils quand ils nourrissent l'âme défunte ? L'âme vient assurément. L'âme emporte ses sanskars. Qui a dit: "C'est salé" ou bien "c'est sucré?" L'âme dit: "Je trouve cela amer, je suis sourd, j'ai mal à la tête..." Mais qui dit cela? Les gens l'ont oublié. Le Père explique: l'âme fait l'expérience du bonheur et de la peine. Seul le Père est Abhogta (Celui qui est au-delà des effets de l'expérience).
Notes
pitra signifie "père, ancêtre paternel" mais aussi "mânes", "ancêtres décédés et divinisés". Traduit ici par "âme défunte". Je l'ai traduit par "ancêtre défunt".
bhōgnā signifie "jouir", "souffrir", et plus généralement "expérimenter" (la joie ou la peine, le bonheur ou le malheur).
abhōktā signifie "celui qui ne ressent ni joie ni peine". (le 'g' de 'bhōg' devient 'k' devant 't' en sanskrit).
Point du murli reformulé (alternative)
Si un être humain meurt, vous pouvez comprendre que c'est terminé. Quel ancêtre défunt nourrissent-ils ? L'âme viendra certainement. L'âme emmène les saṅskār. "C'est salé, c'est sucré." Qui a dit cela ? L'âme dit : "Cela me semble amer, je suis sourd, j'ai un mal de tête." Qui est celui qui dit cela ? Les êtres humains ont oublié. Le Père explique : "Seule l'âme expérimente le bonheur et la malheur." Il n'y a que le Père qui est abhōktā.
Interprétation
Quand un parent meurt, les hindous suivent la cérémonie du Śrāddha chaque année. Ils vénèrent ainsi ce parent ainsi que ses ancêtres (sur 3 générations).
Lors de cette cérémonie, des prêtres brahmanes sont invités pour invoquer les âmes défuntes. La personne peut alors nourrir ses ancêtres.
Quand quelqu'un décède, l'âme quitte le corps et en prend un autre (généralement immédiatement).
Alors comment peut-on nourrir une âme défunte ?
Si c'est juste après le décès, il se peut que bien que l'âme soit déjà dans le corps d'un fœtus, elle puisse voyager (en esprit) et faire l'expérience de cette cérémonie.
Et elle expérimente la nourriture qui lui est offerte. Elle sait que c'est salé ou sucré.
Une fois nourrie, elle a créé un sanskar une empreinte que l'action de manger a laissé "c'était bien bon, etc."
C'est donc bien l'âme qui expérimente le bonheur et le malheur et non le corps. Et c'est encore l'âme qui emmène avec elle les sanskar qu'elle crée.
On sait que Dieu est aussi une âme que l'on appelle l'Âme suprême.
Mais son rôle est à part car il ne s'incarne jamais à travers un ventre maternel. Il ne crée pas de nouveaux sanskar de bonheur ou de malheur car il est au delà de toutes ces expériences. Il reste Lui-même constamment égal à Lui-même pendant tout le cycle et tous les cycles.
L'âme suprême n'a donc qu'une seule forme de sanskar ce sont les sanskar inhérents à l'âme toujours présents (innés en quelque sorte).
Alors que les autres âmes ont aussi la forme de sanskar acquis, qui sont créés à chaque action , à chaque expérience.
L'âme suprême est donc la seule âme à être abhōktā "qui n'expérimente rien".
Analyse
मनुष्य मरता है तो समझो वह खत्म हो गया.
manuṣya martā hai tō samajhō vah khatma hō gayā.
(être humain) meurt alors (pouvez comprendre) cela fini devient.
Si un être humain meurt, vous pouvez comprendre que c'est terminé.
उसका पित्र किसको खिलाते हैं.
uskā pitra kiskō khilātē haĩ.
son (ancêtre défunt) qui nourrissent.
Quel ancêtre défunt nourrissent-ils ?
जरूर आत्मा आयेगी.
jarūr ātmā āyēgī.
certainement âme viendra.
L'âme viendra certainement.
संस्कार आत्मा ले जाती है.
saṅskār ātmā lē jātī hai.
saṅskār âme emmène.
L'âme emmène les saṅskār.
यह खारा है, यह मीठा है - किसने कहा ?
yah khārā hai, yah mīṭhā hai - kisnē kahā ?
ceci salé est, ceci sucré est - qui (a dit) ?
"C'est salé, c'est sucré." Qui a dit cela ?
आत्मा कहती है - मेरी जबान को कड़ुवा लगा, मेरे कान बहरे हैं, मेरे माथे में दर्द है.
ātmā kahtī hai - mērī jabān kō kaṛuvā lagā , mērē kān bahrē haĩ, mērē māthē mē̃ dard hai.
âme dit - ma langue à amer (a semblé) , mes oreilles sourd sont, mon front dans douleur est.
L'âme dit : "Cela me semble amer, je suis sourd, j'ai un mal de tête."
यह कहने वाला कौन है ?
yah kahnē vālā kaun hai ?
ceci dire (celui qui) qui est ?
Qui est celui qui dit cela ?
मनुष्य भूल गये हैं.
manuṣya bhūl gayē haĩ.
(être humain) (ont oublié).
Les êtres humains ont oublié.
बाप समझाते हैं - आत्मा ही दुःख-सुख भोगती है.
bāp samjhātē haĩ - ātmā hī duḥkh-sukh bhōgtī hai.
père explique - âme seul (bonheur et malheur) expérimente.
Le Père explique : "Seule l'âme expérimente le bonheur et la malheur."
अभोक्ता सिर्फ बाप है.
abhōktā sirph bāp hai.
abhōktā juste père est.
Il n'y a que le Père qui est abhōktā.
Définitions
Celui qui ne ressent, ne connait ou n'éprouve ni joie ni peine.
Celui qui ne jouit de rien.
(Bābā) Celui qui ne fait pas l'expérience du fruit du karma : bonheur ou malheur (épithète pour Dieu).
Profiter, jouir, souffrir, subir, tirer du plaisir sexuel, expérimenter (plaisir ou douleur).
(Bābā) Expérimenter le bonheur comme le malheur selon la qualité du karma accompli. Au paradis nous expérimentons le bonheur fruit du bon karma accompli à l'âge de la rencontre. En enfer, nous expérimentons le malheur fruit du mauvais karma accompli.
(Bābā) Jouir et rechercher tous les plaisirs apportés par les organes des sens. C'est expérimenter un bonheur illusoire car le karma accompli est mauvais et donc fruit de malheur.
celui qui protège
père
ancêtre paternel
les ancêtres, les mânes
Le fait de perfectionner, finir ; raffinement ; le fait d'orner.
Un pouvoir ou une faculté innée ; instinct.
Influence, impression (de l'éducation).
Un concept, une idée.
(hindouisme) L'un des divers rites essentiels de sanctification ou de purification (comme la première prise de nourriture solide, l'investiture avec le fil sacré, les rites de mariage et funéraires).
(Bābā) Impression ou empreinte de l'état d'esprit. Il y a les saṅskār innés, inhérents à l'âme et les saṅskār acquis. Quand l'âme fait une action, un saṅskār acquis est formé. Ce saṅskār nous incite ensuite à la même action (avec le même état d'esprit) dans des circonstances similaires par exemple. Les traits de caractère sont des saṅskār. Ces saṅskār font parti de l'âme et non du corps comme beaucoup le croient. Ils s'accumulent donc sur plusieurs vies.